FAQ   Membres   Groupes   S’enregistrer   Messages privé   Profil   Dé/connexion 


Recherche rapide :
 

 Between mist and sun. Sujet suivant
Sujet précédent
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
Auteur Message
Kitiara
Illuminaë, le royaume béni

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2008
Messages: 39
Royaume de naissance: Illuminaë, le royaume béni
Assassin Humaine Féminin Capricorne (22déc-19jan)
Sa blondeur xD

MessagePosté le: Jeu 30 Juil - (2009) Répondre en citantRevenir en haut

La journée n’avait pas si mal commencée. Elle était belle, elle était claire. Il avait plu la veille, ce qui donnait à l’air un léger parfum agréable aux narines humaines. Le soleil tentait de percer pour éclore à la surface de la terre, mais les nuages essayaient de l’en empêcher. Mais le temps était passé assez vite, Kitiara n’avait eu le temps que de s’arrêter dans une auberge avant que la nuit armée de brume ne tombe sur la ville portuaire. Des hommes la recherchaient dans un but peu honnête mais cependant lucratif s’ils arrivaient à aller jusqu’au bout. Elle les avait évité, fui dans les premiers temps, ce qu’elle savait bien faire. Si une personne comme elle ne savait pas s’évanouir dans la nature quand il le fallait, elle ne durait pas longtemps.
Elle pensait les avoir semé. Elle avait parcouru un bout de chemin sur son cheval gris, qui ce soir devait reprendre toutes ses forces volées. Passer une nuit de plus dehors n’aurait été bon pour personne, et a chaleur humaine lorsqu’on savait l’apprécier de loin était particulièrement appréciée.

Autour d’une bonne bière maison que Kitiara sirotait, tranquillement l’air songeur, il y avait des hommes et des femmes qui s’esclaffaient bruyamment, qui racontaient des blagues salaces, qui racontaient leurs exploits de la journée... Seule dans son coin, la jeune femme ne demandait rien d’autre que d’y rester.
Hélas, c’est lorsqu’on veut éviter les ennuis qu’ils nous tombent le plus souvent dessus. Ce qui mit en premier la puce à l’oreille de la blonde, c’est qu’ils ne semblèrent familiers à personne. Personne ne s’avança vers eux en leur disant de prendre place. Leurs yeux se faisaient fouineurs, et quand ils virent qu’ils étaient dévisagés, ils s’assirent finalement.

Kitiara se leva alors prestement d’une démarche souple et assurée. Sa longue cape de voyage voletant légèrement derrière elle, elle se rendit dans la chambre qu’elle avait louée pour la nuit. Une chambre aussi bonne que la bière, bonne parce que cela faisait quelques temps que ce genre de chose n’avait pas été question. Le lit n’était pas des plus propres, et la surface était difforme. Des insectes faisaient leur vie dans leur coin, et même dans l’armoire qui prenait presque toute la place dans la pièce.

Sans perdre de temps avec ces détails qui n’avaient que peu d’importance, Kitiara se dirigea vers la fenêtre qu’elle ouvrit d’un geste brusque. Si elle avait bien prévu, sa sortie n’était pas passée inaperçue, et elle allait devoir improviser. Elle était au premier étage, l’ouverture donnant sur une rue étroite et mal éclairée.

Les minutes qui s’écoulaient étaient précieuses, et Kitiara n’en perdit pas une seule. Elle agrippa son sac de voyage, léger, et sauta prestement par la fenêtre.

La réception quoi que difficile ne fut pas des plus loupées, et ses pieds n’en souffrirent pas tant que ses mains gantées qu’elle avait mis à leur niveau. Les chevilles par contre, ce n’était pas top, mais quand on était poursuivie par deux hommes entraînés, on ne se posait pas trop de questions.

Malheureusement, on avait peut être prévu sa réaction, parce que des pas se voulant discrets se firent entendre. Avec la poussière de la rue, c’était tout de même un peu difficile. Les choses s’enchaînèrent ensuite à une grande vitesse : Il se mit à courir, brandissant vers elle un éclair brillant. La jeune femme était rapide, oui, mais pas assez pour sortir une autre de sa ceinture, ne pas quitter l’assaillant des yeux, esquiver, et attaquer en quelques secondes. Cela dit, elle se débrouilla du mieux qu’elle put, et l’homme tomba sourdement par terre. Le bruit de sa tête faisant plop par terre lui fit remarquer que le couteau qu’il tenait dans la main était maculé d’une substance sombre. C’est la douleur qui vint après. Kitiara essayait de garder l’esprit clair malgré tout, et mit sa main sur sa plaie, au niveau de l’épaule tout en s’éloignant. Longeant la rue, elle tomba bientôt sur la plate forme portuaire. A cette heure, elle était plutôt déserte, et Kitiara s’assit doucement sur le quai, au bord de l’eau.

~~~~~~~~~~~~~~~~~

MSN
Publicité






MessagePosté le: Jeu 30 Juil - (2009) Revenir en haut

PublicitéSupprimer les publicités ?
Yoru
Nibehlüngen, le royaume des montagnes

Hors ligne

Inscrit le: 26 Juil 2009
Messages: 21
Royaume de naissance: Inconnu (orpheline)
Vagabond Humaine Féminin

MessagePosté le: Ven 31 Juil - (2009) Répondre en citantRevenir en haut

Yoru avait marché à vive allure depuis les montagnes. Ici, il faisait vraiment plus chaud. Elle décida d'enlever son manteau. Les rues de la ville portuaires lui semblaient calmes, le bruit des vagues berçait les derniers rayons du soleil dans un ciel vide.

Alors qu'elle se dirigeait vers les quais, elle entendit du raffut dans la ruelle. Un bruit de chute, de combat, d'agonie. L'adolescente se demanda si les hommes comme les animaux se battaient pour se nourrir ou pour montrer qui est le plus fort. Mais comme elle avait un peu de bon sens (*je ne pense pas qu'ils soient cannibales*), elle opta plutôt pour la deuxième solution.

Elle dirigea ses pas là où elle avait entendu cette lutte. La ruelle était étroite, surmontée par les fenêtres des différentes auberges qu'elle ne voulait pas approcher. Tout était en pierres ou en bois, le sol était pavé par des blocs irréguliers. Et au sol gisait un homme, la victime et l'assassin. Tuer ou être tué. La loi du plus fort.
Yoru se pencha vers le cadavre. Il passerait ici ses dernières heures. La jeune fille sentait encore son souffle, son corps était agité de tremblements, il devait souffrir le martyr. Il lui lança un regard désespéré. Mais elle ne pouvait rien faire, il était déjà mortellement blessé et verrait la mort avant le coucher du soleil. Elle s'assit à son côté, plongea ses yeux gris dans ce qu'il restait de vie dans les yeux du malheureux. Et sourit.

- Tu vois ce qu'on peux appeler l'ironie du sort. Tu as trouvé plus fort que toi. N'ai pas peur. La mort n'est qu'un chemin que tu partageras un jour avec ce maître. Tout le monde doit finir. Si il ne t'avait pas pris la vie, le temps l'aurait fait. On y peut rien. Ni toi, ni moi. C'est étrange n'est-ce pas, comme le sommeil ressemble à la mort...?

Vivant ses derniers instants dans un gris apaisant, l'homme cessa de trembler. Il n'avait plus mal. Il était prêt à partir.

- Si personne ne t'attendait, moi, je me souviendrais de toi.

Dernier murmure de cette étrange jeune fille. Dernier souffle de cet étrange homme.
Elle posa ses mains sur un symbole tracé dans le sang. Un souvenir éternel. Pour son dernier combat. L'âme d'un vaincu pourtant vainqueur.

Abandonnant le mort de la ruelle, Yoru continua son chemin vers le quai. Sans un bruit, elle s'approcha du bord, se demandant où les vagues emmenaient leurs poèmes. A l'horizon, surement. Où était l'horizon. Ses yeux gris balayaient l'espace bleuté devant elle. Puis tomba sur une jeune femme.
Elle était blonde et blessée. A l'épaule. Ses poignards étaient encore sanglants. Yoru savait d'un regard qu'elle s'était battue. Et bien sûr, elle devina que l'homme allongé sur son lit de mort quelques pas plus loin aussi. Ainsi c'était le maître.
Cette jeune femme semblait forte. Mais elle souffrait. Yoru ne pouvait pas voir le fond de ses yeux, mais il était évident que personne n'est invincible.

D'un certain côté, la gamine aurait voulu évité de s'approcher des humains. Mais tout dans cette personne indiquait un appel à l'aide. Elle ne savait pas comment l'aider.
Peut-être pouvait-elle soulager sa douleur?

Sans aucun bruit, elle s'approcha de la femme blonde et posa ses mains fraîches sur la plaie ouverte de son épaule. Yoru avait cette capacité à être apaisante. Il lui suffisait de poser regard gris et mains sur quelque chose, et cette chose s'arrêtait d'avoir mal. Cela ne soignait pas.
Mais l'adolescente du nord voulait savoir ce qui se cachait au fond de ces yeux noirs...

~~~~~~~~~~~~~~~~~
Il déploie ses ailes. Un long vol fait frémir le vent. Un regard gris s'y dépose. Le temps s'arrête.
******************************************
Deux êtres ont partagé en une seconde le même chemin.
******************************************
Kitiara
Illuminaë, le royaume béni

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2008
Messages: 39
Royaume de naissance: Illuminaë, le royaume béni
Assassin Humaine Féminin Capricorne (22déc-19jan)
Sa blondeur xD

MessagePosté le: Sam 1 Aoû - (2009) Répondre en citantRevenir en haut

Il n’y avait que très peu de vagues. Par cette nuit mouvementée, l’eau était calme et dans les premiers temps, Kitiara ne put penser à autre chose. Focalisée sur le mouvement du fluide sombre, elle ne pensait plus à celui qui envahissait son épaule. Ni à la douleur d’ailleurs.
Puis, obligeant son esprit à se concentrer sur ce qui était important, c'est-à-dire son état, elle enleva sa main de la plaie. Le sang se mit à sortir un peu plus rapidement de la blessure, et la jeune femme l’examina sans paniquer. Elle s’était faite avoir comme une débutante et elle n’aurait pas dû. Hélas, ce qu’elle avait récolté était le prix à payer pour cette inattention. Trop fatiguée, elle avait supposé qu’elle pouvait être en sécurité dans cette auberge de moyenne condition.

Le flot était rapide, mais la plaie n’était pas si profonde que ça. Seulement, il faudrait plusieurs jours avant de pouvoir bouger l’épaule ne serait-ce qu’innocemment, et cela était véritablement handicapant pour la suite des évènements. Comme à son habitude, Kitiara ne s’en souciait pas tant que cela, de ces évènements futurs. Ce qui comptait, c’était qu’elle était vivante comme la douleur le lui prouvait.

Elle s’était assise pour souffler un peu, pour se remettre, mais l’endroit était agréable, alors pourquoi ne pas y rester un peu plus ? Kitiara perçut plus qu’elle n’entendit des pas qui venaient vers elle, mais seulement lorsque cela fut trop tard. C’était une petite personne qui sans lui laisser le temps de réagir posa ses mains sur son épaule.

S’il y avait bien une chose dans laquelle la jeune femme excellait, c’était le combat. Qu’il soit à armes de poing ou à arbalète, ses perceptions et ses réactions étaient travaillées, et le temps qu’elle mettait à se défendre était relativement assez réduit. C’est pour ça, que plus que méfiante, sa main armée d’un poignard vint se poser sur la gorge de la personne en question. Non qu’elle soit comme un animal blessé qui mordait la main qui essayait de l’aider, mais elle avait perdu depuis longtemps ses illusions, les humains ne s’entraidaient pas. Depuis combien de temps n’avait-elle pas eu de véritable contact avec ceux de sa race? Kitiara qui avait été élevée par de dures leçons avait appris à les éviter. L’atmosphère était devenue plutôt menaçante, au moindre mouvement, du sang supplémentaire coulerait.

Kitiara la regarda attentivement, son couteau menaçant toujours sa jugulaire et sans esquisser le moindre autre mouvement. Ses yeux s’attardèrent sur l’autre visage, sur ses yeux, sur ses mains, puis sans que l’étrangère puisse s’y attendre, elle éclata de rire. Ce fut cependant assez bref, elle lui demanda d’une voix toujours un peu joyeuse :

« Une gamine ? Qu’est-ce que tu fais là ? Tu t’es perdue ?»

Le couteau se retira et vint rejoindre sa place initiale, et doucement, Kitiara prit la main de l’inconnue placée sur son épaule pour la déplacer.

« Je te remercie de ce que tu as voulu faire, mais je préfère sentir la douleur.

~~~~~~~~~~~~~~~~~

MSN
Yoru
Nibehlüngen, le royaume des montagnes

Hors ligne

Inscrit le: 26 Juil 2009
Messages: 21
Royaume de naissance: Inconnu (orpheline)
Vagabond Humaine Féminin

MessagePosté le: Sam 1 Aoû - (2009) Répondre en citantRevenir en haut

Une seconde seulement après avoir posé ses mains sur l'épaule de la jeune femme, un couteau vint se placer sur sa gorge. C'était un geste rapide et précis.
Yoru fut surprise, mais ne le laissa pas paraître. Les animaux qu'elle soulageait n'avait jamais ce genre de réaction. Elle pensa que seuls les humains réagissaient de la sorte. La femme blonde semblait déterminée. Voulait-elle lui montrer qui était la plus forte ? L'adolescente ne cherchait pourtant pas la confrontation. Les humains avaient-ils besoin de verser du sang pour se sentir protégés ? C'était absurde.

La jeune femme l'examina attentivement, pour juger si elle était menaçante ou pas. Ses yeux noirs se dirigeaient vers son visage, ses mains ( Yoru n'était pas armée ) pour finalement, contre toute attente, éclater d'un rire bref et plutôt joyeux. Elle devait penser que la jeune fille n'était pas dangereuse. Yoru en était très étonnée.


« Une gamine ? Qu’est-ce que tu fais là ? Tu t’es perdue ?»


Yoru resta silencieuse. Un humain lui adressait la parole ! La lame de cette humaine restait pourtant sur sa gorge, la "gamine" ne voulait pas se défendre. Yoru fut un peu méfiante.

Le couteau se retira, cependant. La femme enleva la main de Yoru de son épaule.

« Je te remercie de ce que tu as voulu faire, mais je préfère sentir la douleur.

Là, Yoru ne comprit vraiment pas. Cette femme voulait avoir mal, son épaule saignait toujours. Voulait-elle, d'un certain côté, se punir d'avoir reçu cette blessure ? Les humains étaient très étranges. Yoru se décida à parler.

Elle planta ses yeux gris dans ceux de l'humaine, donnant un impact particulier à ses paroles, qui n'étaient que murmure dans le vent.

" On ne peux vraiment savoir si on est vivants ou non. On ne peut pas même se le prouver. L'impression de l'existence, ce n'est jamais qu'une idée. Ce que tu crois voir, entendre, ou penser être la vie, ce n'est jamais qu'un chemin. Ce que tu pense être douleur ne peut être un repère sur ce chemin. Moi, je vois que ton épaule saigne, elle sera surement inutilisable pendant quelques temps. Les caprices ne rendent pas plus fort. Ce qui rend plus fort, c'est de comprendre au fur et à mesure chaque chose qui composent ton chemin, surtout si tu le créé toi même.

La douleur ne te rendra pas plus forte, ni plus résistante à elle, ni ne te donnera le sentiment d'exister. Si tu ne t'en préoccupe pas, tu auras mal, et c'est tout. "


Et Yoru reposa avec légèreté ses mains sur l'épaule de la jeune femme sans que celle-ci puisse esquisser un mouvement.

~~~~~~~~~~~~~~~~~
Il déploie ses ailes. Un long vol fait frémir le vent. Un regard gris s'y dépose. Le temps s'arrête.
******************************************
Deux êtres ont partagé en une seconde le même chemin.
******************************************
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à (2017) Revenir en haut

Montrer les messages depuis:      
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet


 Sauter vers:   



Sujet suivant
Sujet précédent

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001/3 phpBB Group :: Dgf Warcraft
Traduction par : phpBB-fr.com
Create by Dagonfield Génésis :: by nerevare